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REST vs GraphQL : deux philosophies d’API

Le choix de l’architecture API impacte profondément la flexibilité, les performances et la maintenabilité de votre application. REST domine depuis des années mais GraphQL gagne du terrain. Chez Eve Media, nous utilisons les deux selon les besoins spécifiques de chaque projet.

L’architecture REST

REST (Representational State Transfer) structure les APIs autour des ressources. Chaque ressource a une URL unique et les opérations CRUD correspondent aux méthodes HTTP : GET pour lire, POST pour créer, PUT/PATCH pour modifier, DELETE pour supprimer.

Cette approche est intuitive, bien documentée et supportée par tous les outils et langages. C’est le standard de l’industrie depuis plus d’une décennie.

GraphQL : une requête, toutes les données

GraphQL, développé par Facebook, permet au client de spécifier exactement les données dont il a besoin. Une seule requête peut récupérer des données de plusieurs ressources liées, éliminant le problème du « over-fetching » et « under-fetching ».

Le schéma GraphQL définit les types de données disponibles et leurs relations. Ce schéma sert de contrat entre le front-end et le back-end.

Over-fetching et under-fetching

Avec REST, un endpoint retourne une structure fixe. Vous recevez souvent plus de données que nécessaire (over-fetching) ou devez faire plusieurs requêtes pour assembler les données (under-fetching).

GraphQL résout ce problème : le client demande exactement ce qu’il veut. Une application mobile peut demander moins de champs qu’une application web, sans modification du back-end.

Cas d’usage favorables à REST

REST excelle pour les APIs publiques où la simplicité d’utilisation est cruciale. Le caching HTTP natif est un avantage majeur pour les ressources fréquemment consultées. Les APIs avec des ressources bien définies et des cas d’usage prévisibles s’y prêtent bien.

Cas d’usage favorables à GraphQL

GraphQL brille pour les applications avec des besoins de données variés : différentes interfaces (web, mobile, TV), dashboards complexes assemblant de nombreuses sources. Les équipes front-end autonomes apprécient de pouvoir évoluer sans dépendre du back-end.

Complexité de mise en œuvre

REST est plus simple à implémenter et à comprendre. GraphQL demande une courbe d’apprentissage : schéma, resolvers, gestion du N+1 problem. Les outils comme Apollo ou Relay ajoutent de la valeur mais aussi de la complexité.

Performance et caching

REST bénéficie du caching HTTP standard. GraphQL, utilisant principalement POST, nécessite des stratégies de cache spécifiques (persisted queries, cache normalisé côté client).

Le N+1 problem de GraphQL (une requête déclenchant de nombreuses requêtes base de données) doit être géré avec des DataLoaders.

Versioning

REST utilise traditionnellement le versioning d’URL (/api/v1/, /api/v2/). GraphQL évolue en ajoutant des champs au schéma et en dépréciant les anciens, évitant les ruptures de compatibilité.

Monitoring et debugging

REST est plus facile à monitorer : chaque endpoint a des métriques distinctes. GraphQL centralise tout sur un endpoint unique, nécessitant des outils spécifiques pour analyser les performances par requête.

Notre recommandation

Pour une API publique ou un projet avec des besoins simples et prévisibles, REST reste le choix le plus pragmatique. Pour une application complexe avec des besoins de données variés et une équipe front-end autonome, GraphQL apporte une vraie valeur.

Conclusion

REST et GraphQL ne sont pas mutuellement exclusifs. Certains projets utilisent les deux : REST pour les opérations simples et GraphQL pour les requêtes complexes. Le choix doit être guidé par les besoins réels, pas les tendances.

Chez Eve Media, nous concevons des APIs adaptées à vos besoins. Contactez-nous pour discuter de votre architecture.